« La Sculpture sans maquette par taille directe du béton en prise »
Extrait de l’article écrit par C. SARRABEZOLLES, 1933. 

La Paroisse  [Eglise de Villemomble]  n’était pas riche : comment arriver avec peu d’argent à élaborer un pareil chant sculptural ?
« …C’est alors que je proposais d’employer un béton non encore complètement pris, résistant cependant, dans lequel je comptais avoir, pendant quelques heures, le temps de sculpter.

Le coeur battant, je m’en fus donc un matin à Villemomble, avec ciseau et massette ; je taillai dans les 3 petits blocs ; je pus conclure qu’au bout de 24h de prise, le béton est déjà très dur ; au bout de 18h, il est encore trop dur ; 12h de prise me parurent pouvoir convenir. Je repartis, très enthousiasmé, répondre à mon ami Tournon que je sculpterai son clocher. »

cf Livre « Carlo Sarrabezolles, sculpteur et statuaire » pages 75 à 81.

Sarrabezolles taillant directement le béton en prise.


« Carlo Sarrabezolles, sculpteur de béton »
Extraits de l’article par J. de la Ruwière dans « Clarté », 1932.

… « Sarrabezolles va trouver un procédé de sculpture, cette fois, qui étonne et rappelle incontestablement la manière des peintres d’autrefois, puisque Sarrabezolles sculpte le béton frais.

Depuis plusieurs années on connaît le ciment, procédé qui exige l’emploi de maquettes et de moules. Rien de pareil ici, il s’agit du ciment sculpté.

Comme le peintre à fresque peint l’enduit mouillé qui se dessèche, Sarrabezolles fouille le béton frais décoffré après dix heures de prise et qui se durcit en séchant. Difficulté d’un travail qui exige de l’artiste une habilité presque inconcevable puisque le ciment se durcissant en quelques heures, il faut tailler sans arrêt.

Ce qui est nettement prodigieux et déconcertant, c’est que toutes ces figures ont été exécutées par assises de deux mètres cinquante en commençant par le bas, sans maquette ! 
C’est-à-dire que, installé sur son échafaudage, sans reculsans dessin préparatoire, l’artiste attaque le béton décoffré, taille la base de chacun de ses personnages en tournant à l’entour du clocher, et ce n’est qu’après avoir terminé au bout de huit jours environ cette première assise qu’il peut entamer l’ensemble des bustes et enfin les têtes. J’insiste sur ce fait: ce n’est pas une statue qui se continue mais tout un ensemble. Il faut abandonner la draperie romaine pour tailler l’écu fleurdelisé, accentuer le pli d’une robe de bure, révéler la richesse d’une vieille chasuble; sans arrêt passer de la sérénité d’un saint Benoît à l’extase d’un Saint Thomas d’Aquin, à la sagesse de Saint Augustin. »…

De nombreux articles de presse nationale et internationale ont paru sur cette invention.

cf Livre « Carlo Sarrabezolles, sculpteur et statuaire » pages 88 et 89.



Inventaire des sculptures par « taille directe du béton en prise »

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Campanile de l’église de Villemomble.

Villemomble (Seine St Denis)
1926

Campanile de 20 statues (h. 7 m) 
Taille directe du béton en prise :
invention et première exécution de cette nouvelle technique
« …qui unit indissolublement deux arts faits l’un pour l’autre, la sculpture et l’architecture… »
Architecte P. Tournon.
Classé Monuments Historiques 22/10/96.

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Saussay (Eure et Loir)
1927

Cadran solaire.
Bas-relief (h. 2m50)

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Elisabethville (Par Aubergenville – Yvelines)
1928

Église Sainte-Thérèse (Yvelines)
Toute la façade: 35 statues exécutées en 6 semaines. Clocher. intérieur: Christ en croix
Architecte P. Tournon.
Inscrit Monuments Historiques 25/7/1977.

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Paris XII°(Avenue Daumesnil)
1928/34 – 1962

Église du Saint-Esprit
8 statues (h. 4 m)
Architecte P. Tournon.
Inscrit Monuments Historiques 17/8/1979.

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Lille (Nord)
1929

Beffroi de l’Hôtel de Ville
« Les deux Géants légendaires » (h. 5 m)
exécutés en 17 jours 
Architecte E. Dubuisson.

Beffroi de l’Hôtel de Ville de Lille.

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Ailly-le-Haut-Clocher (Somme)
1929

Eglise – Chemin de Croix
14 bas-reliefs (h. 0m70)

Bas-relief de l’église d’Ailly-le-Haut-Clocher.

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Aubergenville (Yvelines)
1929

Monument à la mémoire d’Henri Goffin
Cimetière

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Nice (Alpes Maritimes)
1930

Notre-Dame-Auxiliatrice
« Vierge à l’Enfant » sur le fronton 

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Fronton de l’immeuble.

Paris VI°
1931

« A la gloire de la Seine »
fronton de l’immeuble face au Pont-Neuf. 
Bas-relief (h. 4.5 m; l. 5 m)
Architecte J. Marrast.

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Coulonges S/ l’Autize (Deux-Sèvres)
1931

Calvaire (h. 7 m)

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Alfortville (Val de Marne)
1932

Eglise St Pierre. Clocher – statue (h. 14m) 
démolie en 1980. 
Architecte P. Tournon.


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Paris XVII°
1932

Stèle à Paul Vidal
Cimetière parisien des Batignolles (h. 2m84)

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Paris XX°
1933

Tombe Felix Martin-Sabon
Cimetière de Montmartre

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Hyères (Var)
1933

Vierge (h. 5 m).
Institut Pomponiana-Olbia
Architecte R. Tournier.

Vierge vue de dos.

Carlo Sarrabezolles du haut du clocher d’Epinay-sur-Seine

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Epinay-sur-Seine  (Seine -Saint-Denis)
1933

Eglise des missions
4 statues (h. 7 m) du clocher et acrotères de la façade
Architecte P. Tournon. 
Classé Monuments Historiques 14/6/1994.

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Nice (Alpes-Maritimes)
1934

Eglise Ste Jeanne d’Arc
2 groupes à l’intérieur (h. 4 à 5 m). 
Architecte J. Droz.
Classé Monuments Historiques 6/12/1992.

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Marseille (Quartier Saint-Louis – Bouches- du-Rhône)
1935

Eglise St Louis :
Clocher (h. 7 m),
Façade: Christ (h. 6,5 m) –  Bas-reliefs (h. 3 m).
Architecte L. Sourdeau.
Inscrit Monuments Historiques 14/12/1989.

Christ de l’église Saint Louis.

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Les Mesnuls
par Montfort l’Amaury (Yvelines)
1938

Pierre tombale Schildge-Bianchini
Cimetière

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Ancrétiéville – St. Victor
(près de Yerville – Seine Maritime)
1947

Notre-Dame de France – ronde bosse (h. 4 m).

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Saint-Girons (Ariège)
1952

Monument à la Gloire d’Aristide Bergès (h. 7 m).